La plénitude du Vagabond-Capitaliste

Parfois, j'aurais envie de vivre comme un vagabond, sans toit ni loi. Vivre au jour le jour, aller où bon me semble, et quand j'en ai envie. Vivre d'amour et d'eau fraiche, loin du système conformiste et capitaliste qui nous dirige au quotidien. Vivre en autarcie, loin de cette technologie chronophage et envahissante. Loin de ces problèmes futiles qui nous pourrissent le quotidien. Selon les événements, choisir d'y prendre part où passer mon chemin. Retourner aux sources, aux origines. Profiter de la nature et de la vie. Vivre avec peu, mais prendre le temps, et me reposer.

Et puis après quelques minutes de rêvasseries, je reviens à la réalité. Une réalité stressante, où l'on ne prend jamais le temps. Une réalité hyper-connectée, où il faut être joignable tout le temps. Une réalité ennuyeuse où l'on exécute un travail qui souvent ne nous apporte pas grand-chose. Une réalité étriquée où il faut rembourser ses crédits. Une réalité harassante où l'on passe plus de temps au boulot qu'avec ses proches.

Mais c'est aussi une réalité où l'on peut manger à sa faim, prendre une douche chaude, dormir en sécurité, voyager, apprendre et découvrir, échanger, discuter, rire, surfer sur internet, se tenir en forme, faire du sport et jouer, avoir un chez-soi pour inviter ses amis. Une réalité plutôt sympathique au final...

Il faudrait trouver un juste milieu. L'équilibre entre une réalité agréable mais stressante, et une vie de vagabond libre mais inconfortable.

Si cela peut exister, j'appellerais cet équilibre la plénitude du Vagabond-Capitaliste.

Ecrit par Guillaume.
Publié dans la catégorie Humeur.
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