La semaine des 4 jours et demi (2ème partie)

A lire avant : La semaine des 4 jours et demi (1ère partie)

Qu'apporte la semaine de 4 jours et demi aux enseignants ?

Au-delà de 5 heures d'enseignement dans la même journée, les élèves sont moins concentrés et l'ambiance de la classe s'en ressent. Il fallait donc alléger les journées.

Quant à la demi-journée supplémentaire, elle permet aux enseignants de mieux répartir les apprentissages fondamentaux aux moments les plus favorables.

Je suis plutôt d'accord. Cependant, il aurait peut-être fallu pousser la réforme un peu plus loin, et adapter les durées des journées en fonction de l'âge des élèves par exemple.

De plus, tous les professeurs de écoles de mon entourage sont unanimes : A la fin de la semaine, les enfants sont bien plus fatigués qu'avant, et les journées du jeudi et du venderdi sont devenues compliquées à gérer. La vraie coupure du mercredi semble manquer aux élèves, et il aurait peut-être été plus intelligent de suivre les recommandations concernant les rythmes des enfants, et de passer à une semaine de 4 jours et demi avec le samedi matin travaillé, afin d'éviter la désynchronisation liée à un week-end dont le samedi matin est libre.

Comment a été prise cette décision ?

Depuis 2008, avec la semaine de seulement 4 jours, les écoliers français subissent des journées plus longues et plus chargées que la plupart des autres élèves dans le monde. Il fallait inverser cette tendance pour retrouver de meilleurs résultats scolaires.

De multiples concertations ont eu lieu depuis 2010, et elles ont toutes conclu à la nécessité de revenir à 4 jours et demi. Lorsqu'une concertation aboutit à une réponse unanime, il faut agir sans tarder.

C'est ce qui a été fait, tout en laissant aux communes le temps de s'organiser : elles ont pu choisir d'appliquer la réforme en 2013 ou en 2014, dans les mêmes conditions.

La réforme n'a donc pas été précipitée.

Réforme non précipitée ? Le 16 mai 2012, Vincent Peillon est nommé ministre de l'Éducation nationale. Dès le lendemain de sa prise de fonction, il annonce la fin de la semaine de quatre jours. En moins de 24 heures, M. Peillon a eu le temps d'évaluer l'avancement du gouvernement précédent sur le sujet, de consulter les études et rapports sur les rythmes scolaires afin de se faire une idée précise, de prendre les avis de chronobiologistes et de spécialistes du sujet, de trouver des moyens de financement, de consulter les syndicats et les communes pour trouver une organisation satisfaisante. Là je dis bravo.

Plus que précipitée, cette réforme a été tout simplement baclée.

A suivre ici : La semaine des 4 jours et demi (3ème partie)

Ecrit par Guillaume.
Publié dans la catégorie Ecole.
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