Le bon sens

Je travaille actuellement sur un projet de gestion des sentiers pédestres. Et je me demande comment un sujet an apparence si simple nous a ammené à ecrire des algorithmes aussi complexes. Sérieusement. Je ne comprends pas. C'est comme si le bon sens quittait petit à petit le monde de l'informatique, pour laisser la place à un over-engineering omniprésent.

Un exemple tout simple est celui du calcul des temps de trajet. Combien de temps faut-il pour parcourir une distance en tenant compte du dénivelé de la route. La réponse, c'est un polynôme du 15ème degré qui nous la donne.

Il y a un gars, quelque-part, sans doute quelqu'un de très intelligent, qui a réfléchi pendant des jours, et qui finalement est sorti de sa tour d'ivoire pour dévoiler sa formule magique, son polynôme du 15ème degré. D'autres gars l'ont sans doute applaudi, ont trouvé ça génial, et ont décidé que cette formule deviendrait la norme pour le calcul des temps de trajets.

Donc maintenant, il faut que les temps de trajet, dans notre logiciel, soient calculés grâce à cette formule. Après-tout, pourquoi pas, je suis pas contre. Un polynôme, peu importe le degré, reste un polynôme, et ce n'est pas si méchant... Alors nous l'avons fait. Nous avons intégré cette formule dans notre application. Cela nous a tout de même posé quelques problèmes de mémoire, mais nous l'avons fait.

Nous connaissons maintenant le temps qu'il faut pour parcourir à pied une distance... et cela au dix-millième de seconde près. Ah oui, et j'oubliais : sur les panneaux de signalisation, les temps sont indiqués avec un arrondi de 5 minutes.

Le bon sens...

Ecrit par Guillaume.
Publié dans la catégorie Humeur.
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