Le jour du dépassement

Hier, mercredi 2 août 2017, c'était le jour du dépassement. Le jour où nous avons consommé la totalité des ressources naturelles que notre planète peut produire en une année. Et depuis hier donc, nous puisons dans les réserves.

Vers 1970, nous ne vivions pas encore à crédit. Cependant, nous consommions déjà la totalité des ressources que la planète était capable de renouveler en un an. Il y avait alors 3.7 milliards de terriens.

Aujourd'hui, à peine 47 ans plus tard, nous sommes près de 7.5 milliards. La population a plus que doublé. Et aujourd'hui, à peine 47 ans plus tard, le jour du dépassement est le 2 août. En même pas 50 ans, nous avons fait avancer cette date de 41% dans l'année.

Concrètement, si on se base sur les données historiques et qu'on fait une projection simple de ces chiffres pour les années à venir (fonction forecast dans excel), on peut dessiner le tableau suivant :

Certes, il s'agit là d'un estimation très grossière, car je ne dispose pas des formules de calcul exactes, mais tout de même :

  • en 2028, soit dans 11 ans, nous aurons consommé en 6 mois toutes les ressources que la Terre peut renouveler en 1 an.
  • en 2080, soit dans 63 ans, nous aurons consommé fin janvier toutes les ressources que la Terre peut renouveler en 1 an.
  • en 2091, soit dans 74 ans, nous vivrons à crédit sur les ressources de la Terre dès le 1er janvier.

En gros, si nous ne faisons rien et que nous continuons à vivre comme nous le faisons aujourd'hui, on est tout simplement dans la merde. Cela fait réfléchir.

Les solutions ?

D'après le site overshootday.org, il y a 4 axes principaux sur lesquels il faut jouer pour faire enfin reculer cette date, au lieu de la laisser avancer inexorablement année après année :

  • La nourriture. Elle représente 26% de l'emprunte écologique globale. Il faudrait réduire notre consommation de viande, car la production animale demande énormément de ressources. Il faudrait également réduire le gâchis alimentaire qui représenterait 30% de la production mondiale de nourriture.

  • Les villes. De meilleures stratégies de développement urbain permettraient de construire des bâtiments passifs, de mieux partager les ressources, de proposer une meilleure gestion des déchets, et d'améliorer les réseaux de transports pour diminuer drastiquement l'utilisation des voitures. A cela, j'ajouterais volontiers le développement du télétravail pour limiter les déplacement professionnels couteux en CO².

  • La population. La terre est un comme un gâteau à partager : plus nous sommes nombreux à la partager, moins il y a de planète par personne. (Plus on est de fous, moins il y a de riz.) Il faudrait donc réduire la taille des familles. En gros, moins se reproduire histoire de réguler le nombre d'humains sur Terre. Cela permettrait également, d'après le site, d'améliorer les droits des femmes dans le monde. Je comprends le sens de la proposition de Overshootday ici, mais j'ai personnellement du mal à y adhérer.

  • L'énergie. L'emprunte carbone représente 60% de l'emprunte écologique totale. Il s'agit clairement là de l'axe majeur sur lequel il faut jouer. Il faut à tout prix réduire notre consommation en énergie fossile et polluante, et développer les énergies renouvelables.

Beaucoup d'autres statistiques intéressantes sont disponibles sur https://www.planetoscope.com/.

Le mot de la fin

Pour terminer cet article hyper optimiste sur notre avenir, voici l’intervention de Nicolas Hulot, ministre de la transition écologique et solidaire :

Alors... cowboy ou cosmonaute ?

Ecrit par Guillaume.
Publié dans la catégorie Réflexions.
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